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Exploration du HMS St. Lawrence

Collection d’objets liés au <i>HMS St. Lawrence</i>

À propos de cette activité

Le HMS St. Lawrence était le plus grand navire de bois ayant vogué sur les Grands Lacs.

Chaque objet sur le bureau raconte l'histoire de ce navire.

Examinez attentivement chaque objet, puis cliquez sur le téléphone pour entendre la présentation d'un archéologue subaquatique.

APPAREIL PHOTO

L'appareil photo numérique est le meilleur ami de l'archéologue subaquatique.

Les photos présentent les épaves avec des détails incroyables et peuvent être utilisées pour créer des modèles du site en trois dimensions.

Un plongeur doit prendre des centaines de photos chevauchantes pour chaque partie d'une épave afin de créer un modèle tridimensionnel sans faille.

L'archéologue subaquatique Jonathan Moore flotte derrière la structure en bois de l'épave du HMS St. Lawrence. Il tient une caméra et il est entouré d'algues.

L'archéologue Jonathan Moore photographie l'épave du HMS St. Lawrence.
Date : 2015.
Source : Collection de Jonathan Moore, archéologue subaquatique de Parcs Canada.

Image en gros plan des grosses membrures transversales de l'épave, sous des planches perpendiculaires, au fond du lac.

Les vestiges du HMS St. Lawrence : gros plan sur des membrures et une pièce longitudinale.
Date : 2015.
Source : Collection de Jonathan Moore, archéologue subaquatique de Parcs Canada.

Vue en plongée de deux échelles photographiques en noir et blanc déposées perpendiculairement sur de nombreuses membrures de l'épave.

Épave du HMS St. Lawrence et échelles photographiques utilisées par les archéologues pour documenter un site.
Date : 2015.
Source : Collection de Jonathan Moore, archéologue subaquatique de Parcs Canada.

PLANS D´UN NAVIRE

Il s'agit des plans du navire élaborés par Thomas Strickland juste après la guerre de 1812 afin de documenter la construction du HMS St. Lawrence. Le navire a été construit tellement rapidement que les plans ont été dessinés seulement après la fin de la guerre!

Le HMS St. Lawrence, qui comptait trois ponts d'artillerie, y compris le pont supérieur, transportait 56 canons sur chaque flanc.

Les navires des Grands Lacs transportaient des cargaisons moins lourdes et effectuaient des trajets plus courts, par rapport aux navires de guerre océaniques. Ils maximisaient ainsi le nombre de canons qu'ils pouvaient transporter.

Les archéologues peuvent utiliser ces plans originaux pour découvrir quelles sections du navire se situent au fond du lac encore aujourd'hui.

Plan en coupe du HMS St. Lawrence, dessiné à la main sur papier sépia, avec détails de construction à l'encre rouge et noire.  Notes cursives au stylo noir et sceau sur la gauche du dessin.

Dessin du profil et des lignes (forme de la coque) du HMS St. Lawrence, par Thomas Strickland. Encre sur papier.
Date : mai 1815.
Source : Collection du National Marine Museum (Royaume-Uni).

Plan en coupe du HMS St. Lawrence, dessiné à la main sur papier sépia, avec détails de construction à l'encre rouge et noire.  Notes cursives au stylo noir et sceau sur la gauche du dessin.

Dessin de la section transversale du HMS St. Lawrence, par Thomas Strickland. Encre sur papier.
Date : mai 1815.
Source : Collection du National Marine Museum (Royaume-Uni).

CARTE

En 1833, la carcasse du HMS St. Lawrence a été remorquée hors de la baie Navy par un bateau à vapeur à aubes latérales jusqu'au site de la Morton Brewery and Distillery, 4 km (2,5 mi) plus loin.

Ancrée juste au large de la brasserie, la carcasse de ce navire de guerre autrefois puissant allait servir de quai d'approvisionnement. Les vapeurs modernes arrêtaient le long de la coque pour charger le bois servant à alimenter les chaudières.

Le HMS St. Lawrence n'allait plus jamais bouger de cet endroit. Au fil des ans, des sections du navire ont été récupérées afin d'en réutiliser le bois qui se décomposait dans l'eau.

Une partie de la quille et quelques membrures subsistent encore dans les eaux peu profondes.

Carte du front d'eau de Kingston vers les années 1930 indiquant le trajet du  HMS St. Lawrence de la baie Navy jusqu'à la Morton Brewery and Distillery.

Le trajet probable du HMS St. Lawrence de la baie Navy, aux abords du chantier naval royal, jusqu'à l'ancienne Morton Brewery and Distillery (maintenant connue sous le nom du Centre Tett).
Date : 2014.
Source : Collection de Jonathan Moore, archéologue subaquatique de Parcs Canada.

Vue satellite du littoral de Kingston près du site de l'ancienne Morton Brewery and Distillery. Une flèche indique l'endroit où les vestiges du HMS St. Lawrence sont visibles sous l'eau, tout près du rivage.

Image satellite des vestiges du HMS St. Lawrence encore visibles en eau peu profonde.
Date : 2019.
Source : ©Google Maps.

VUE SUR LE PORT

Cette œuvre de l'artiste James Gray montre les coques du HMS St. Lawrence et d'autres navires de guerre désaffectés qui ont fait partie du front d'eau de Kingston pendant de nombreuses années.

Le HMS St. Lawrence est la grande coque sur la gauche.

Lorsque la guerre de 1812 a pris fin, le HMS St. Lawrence était amarré au chantier naval royal, près du site actuel du Collège militaire royal du Canada à Kingston.

Tous les canons et les mâts ont été retirés, il restait seulement la coque.

Peinture d'époque illustrant des hommes et des femmes bien habillés se promènent sur un sentier longeant le port de Kingston où l'on voit les coques des navires. Quelques chiens gambadent et, sur la gauche, un soldat en tunique rouge tient un fusil, près d'un rempart.

Kingston depuis Fort Henry, par James Gary. Aquatinte, eau-forte et aquarelle sur papier tissé.
Date : 1828.
Source : Collection Baldwin, Toronto Reference Library.

ÉPAVE EN 3D

Ces images 3D produites par ordinateur proviennent d'un modèle numérique des vestiges actuels du HMS St. Lawrence.

Le modèle 3D a été créé grâce à la photogrammétrie, une technique qui traite plusieurs centaines de photographies numériques afin de recréer le site de l'épave en détail et à l'échelle. Ce modèle 3D du HMS St. Lawrence a été créé avec près de 1 600 photos!

Grâce à ces modèles 3D, les archéologues étudient attentivement l'épave et réduisent le temps passé sous l'eau.

Rendu 3D des membrures de l'épave du HMS St. Lawrence, au fond du lac. Dessin au trait de la section transversale du navire, illustrant les membrures ainsi que les endroits où celles-ci s'inséraient.

Rendu 3D du HMS St. Lawrence créé grâce à la photogrammétrie.
Date : 2015.
Source : Jonathan Moore de Parcs Canada et Michael Hill, plongeur. Rendu : Show Communications Inc..

Image 3D de l'épave du HMS St. Lawrence, produite par ordinateur, présentant des dizaines de membrures espacées de façon égale au fond du lac, sur lesquelles repose une grande poutre perpendiculaire.

Rendu 3D présentant le site de l'épave du HMS St. Lawrence.
Date : 2015.
Source : Jonathan Moore de Parcs Canada et Michael Hill, plongeur. Rendu : Show Communications Inc..

MISE à L´EAU

Cette œuvre réalisée en 1815 par un inconnu représente le Mise à l´eau du HMS St. Lawrence, le plus grand voilier à avoir navigué sur les Grands Lacs. D'une longueur de 59 m, le voilier comptait trois ponts d'artillerie pouvant transporter jusqu'à 112 canons, et il fallait 700 membres d'équipage pour assurer son fonctionnement.

Pendant les derniers mois de la guerre de 1812, aucun navire américain n'a osé affronter ce puissant navire.

Il n'a pris part à aucune bataille. Grâce à sa présence sur le lac, la marine britannique a maintenu le contrôle complet du lac Ontario.

Peinture d'époque illustrant la mise à l'eau du HMS St. Lawrence qui repose sur une rampe dont l'extrémité baigne dans l'eau.  Cinq drapeaux aux couleurs vives flottent sur le pont. Sur la plage, des gens regardent le navire.

Mise à l´eau du HMS St. Lawrence, un navire de 112 canons. Stylo, encre et aquarelle.
Date : 1815.
Source : Musée royal de l'Ontario, 967.106.1.

COUPURE DE JOURNAL

Après la guerre de 1812, les navires de guerre britanniques et américains n'étaient plus nécessaires, ni même autorisés sur les Grands Lacs.

Pendant 17 ans, la coque du puissant HMS St. Lawrence a été amarrée au chantier naval royal. Les mâts, le gréement et tous les canons ont été retirés, puis la coque a été recouverte pour la protéger des éléments.

En 1831, la Marine royale à Kingston a décidé de se débarrasser de ses navires de guerre inutilisés. Le HMS St. Lawrence et trois autres navires de guerre ont été vendus aux enchères.

Le HMS St. Lawrence a été vendu 25 livres à la Morton Brewery and Distillery, soit moins de 3 000 $ en dollars d'aujourd'hui. En 1833, il a été remorqué jusqu'à son nouvel emplacement, à l'autre bout de la ville.

Avis d'enchères publiques dans le Kingston Chronicle, en 1831.

Petite annonce communiquant la vente aux enchères du HMS St. Lawrence.
Date : 1831.
Source : Kingston Chronicle, 15 novembre 1831.

TéLéPHONE INTELLIGENT

Écoutez Jonathan Moore, archéologue subaquatique, qui rassemble tous les indices pour raconter l’histoire du HMS St. Lawrence.


Narrateur: Jonathan Moore, archéologue subaquatique, Parcs Canada
Date: 2019. Emplacement: Kingston (Ontario)

[Vue d'ensemble de Jonathan assis derrière une table en bois sur laquelle reposent divers objets.]

Je m'appelle Jonathan Moore. Je suis archéologue subaquatique principal dans l'équipe d'archéologie subaquatique de Parcs Canada.

[Le plan est coupé. On enchaîne sur une vue des objets sur la table, par-dessus l'épaule de Jonathan. Ce dernier fait un geste vers une toile encadrée représentant un bateau].

Je viens de Kingston. J'étudie les épaves de la guerre de 1812, à Kingston, depuis environ trente ans.

[Le plan est coupé. Vue d'une photo représentant un plongeur autonome qui photographie la structure de bois d'une épave. Vue sur une peinture du HMS St. Lawrence. Lent zoom arrière.]

C'est assez incroyable! Les vestiges du plus grand navire de guerre en bois ayant vogué sur les Grands Lacs, le HMS St. Lawrence, reposent dans l'eau peu profonde, près de la rive de Kingston, en Ontario.

[Fondu sur la photo d'un plongeur qui tient une planchette à pince et qui flotte au-dessus de nombreuses poutres de bois. Fondu sur Jonathan assis à la table].

Ce navire a été construit en 1814. Il pouvait compter jusqu'à 112 canons sur trois ponts d'artillerie.

[Plan coupé. Vue d'une œuvre représentant le lancement du HMS St. Lawrence, puis vue de Jonathan qui tient cette œuvre encadrée.]

C'était un navire de guerre énorme!

[Plan coupé. Vue sur Jonathan à la table, depuis par-dessus son épaule. Il prend les plans d'un navire. Plan coupé. Vue de face de Jonathan qui tient le document pendant qu'il parle.]

Nous voyons ici le maître-charpentier du chantier naval, au début de 1815. Il s'agit de Thomas Strickland, l'ébéniste en chef.

[Plan coupé. Gros plan sur les plans du navire, qui traversent l'écran de droite à gauche. Plan coupé. Vue sur une section transversale du HMS St. Lawrence.]

Il s'apprête à établir les plans détaillés de tous les navires qui appartiennent à la Marine royale sur le lac Ontario.

[Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui tient les plans de la section transversale. Retour à la vue de face de Jonathan qui parle].

Après la guerre de 1812, il est resté inutilisé, plus ou moins abandonné dans la baie Navy, à moitié coulé, pendant environ 17-18 ans.

[Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui tient une peinture d'époque du port de Kingston. Retour à une vue d'ensemble de Jonathan à la table qui prend une coupure de journal].

Au début des années 1830, la décision de fermer le chantier naval a été prise.

[Plan coupé. Gros plan sur les mains de Jonathan tenant la coupure de journal. Puis plan rapproché du visage de Jonathan.]

Le commissaire du chantier naval, Robert Barry, devait entre autres se débarrasser d'une grande partie de l'équipement et nettoyer le chantier le plus possible.

[Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui tient la coupure de journal. Plan coupé. Vue de face de Jonathan qui parle.]

En novembre 1831, un avis publié dans le journal de Kingston annonçait une vente aux enchères des coques des plus gros navires qui se trouvaient toujours au chantier naval de la baie Navy, ainsi qu'une grande partie des magasins, des équipements et des gréements qui traînaient dans le chantier depuis de nombreuses années.

[Gros plan sur la coupure de journal et lent zoom avant.]

Le HMS St. Lawrence a été vendu 25 livres en 1832. En janvier 1833, il a été remorqué par le Rideau, le nouveau bateau à vapeur à aubes latérales de Robert Drummond, qui s'en est servi sur sa propriété comme quai de chargement pour le bois de corde.

[Fondu enchaîné sur une vue d'ensemble de Jonathan à la table. Gros plan sur le document, soit une carte de Kingston et du trajet du HMS St. Lawrence].

Ce qui est frustrant dans l'histoire du HMS St. Lawrence, c'est qu'après sa vente et son utilisation comme quai d'approvisionnement, les documents historiques perdent sa trace.

[Retour à la vue de face de Jonathan qui parle.]

À ma connaissance, il n'existe aucun dessin, croquis ou représentation du vaisseau lorsqu'il servait de quai.

[Plan coupé. Vue d'une série d'images sous-marines récentes de l'épave du HMS St. Lawrence.]

Au début des années 2000, une nouvelle technique d'enregistrement a vu le jour : la photogrammétrie.

[Vue sur des photos semblables avec des superpositions photogrammétriques en bleu.]

Grâce à cette technologie, nous pouvons prendre des centaines de photos qui sont ensuite assemblées par un logiciel pour créer une représentation tridimensionnelle des vestiges de la coque.

[Fondu sur une animation 3D réaliste des vestiges du HMS St. Lawrence. La caméra tourne autour du modèle; ensuite, une image en deux dimensions du plan du navire défile et vient se fixer dans le modèle].

Un autre élément merveilleux avec la photogrammétrie est qu'elle peut servir à juxtaposer l'archéologie, soit la représentation 3D, aux numérisations des plans des navires. D'une certaine façon, on peut donc comparer les données archéologiques aux données historiques.

[Plan coupé. Vue d'ensemble de Jonathan qui parle.]

La photogrammétrie a vraiment été importante dans le cas du HMS St. Lawrence puisqu'elle nous a permis de vraiment comprendre notre histoire collective, soit l'histoire de la guerre de 1812 et de la course au contrôle du lac Ontario pendant cette guerre.

[Fondu sur une peinture du HMS St. Lawrence qui navigue, lent panoramique vertical. Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui montre des indices sur la table.]

Et de comprendre les efforts considérables qui ont été déployés sur une période d'environ trois ans et dont le point culminant a été la construction et le lancement du HMS St. Lawrence.

[Plan coupé. Vue d'ensemble de Jonathan qui parle.]

Cette épave représente un lien direct avec des événements très importants dans l'histoire de notre nation. Il est important de faire tout ce que nous pouvons pour préserver ces vestiges et les présenter au public.

[Fondu sur les objets sur la table, par-dessus l'épaule de Jonathan. Fondu au noir.]