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Mystères des profondeurs

Shelf with books

À propos de cette activité

Bien souvent, nous en savons très peu sur les derniers moments d'un navire disparu en mer.

Les explorateurs et les archéologues utilisent récits et documents historiques pour tenter de reconstituer les derniers instants des navires ayant fait naufrage sur les eaux des Grands Lacs.

Veuillez choisir l'un des trois livres pour connaître l'histoire d'un naufrage dans les Grands Lacs.

Le naufrage de l'Edmund Fitzgerald


Avec ses 222 m (729 pi), soit environ deux terrains de football et demi, l'Edmund Fitzgerald était à l'époque le plus grand navire ayant navigué sur les Grands Lacs.

En 1957, lors de son lancement, il a été surnommé le « puissant Fitz », sous les acclamations de 15 000 personnes.

Toutefois, en 1975, il naviguera pour la dernière fois, lors d'un redoutable coup de vent de novembre.

Au premier plan, on voit la proue d'un navire sur des eaux tumultueuses et la lumière à travers les fenêtres de la cabine de pilotage.  Au loin, l'Edmund Fitzgerald est frappé par les vagues.

L'Edmund Fitzgerald sur des eaux agitées.


Nous sommes le 9 novembre, 1975, et le « puissant Fitz » navigue dans une tempête sur le lac Supérieur. Les vagues sont énormes, elles font jusqu'à 11 m (35 pi), plus hautes qu'une maison de trois étages!

Par radio, le capitaine du Fitzgerald signale à un autre cargo dans la tempête que le navire gîte et que des vagues s'écrasent sur le pont. Il ajoute : « C'est l'une des pires mers que j'ai connues ».

L'Edmund Fitzgerald, à quai, lors d'un chargement de céréales sous un pont roulant.  Un remorqueur se trouve au premier plan.

Chargement de marchandises sur le Edmund Fitzgerald.


Cette nuit-là, l'Edmund Fitzgerald affronte la tempête pendant des heures, mais aucun signal de détresse n'est envoyé.

Voici le dernier message radio transmis par le capitaine : « Nous tenons le coup! ». Et puis, plus rien.

L'Edmund Fitzgerald dans la nuit, sur les eaux tumultueuses.  Une vague géante s'élevant au-dessus du pont frappe la gauche du navire. On voit les silhouettes des marins par les fenêtres de la cabine.

L'Edmund Fitzgerald frappé par les vagues.


Le lendemain, l'Edmund Fitzgerald est porté disparu.

Une recherche des survivants est organisée, avec des navires et des avions, mais seulement des débris ont été retrouvés.

Le navire a coulé avec ses 29 membres d'équipage.

Deux cargos dans les eaux tumultueuses, survolés par un avion à double hélice et un hélicoptère, à la recherche de l'Edmund Fitzgerald. Des éclairs frappent l'eau au loin.

Navires et avions à la recherche de l'Edmund Fitzgerald.


L'épave est localisée seulement l'année suivante, par 162 m (530 pi) de fond, brisée en deux.

En 1980, Jean-Michel Cousteau, le fils du célèbre explorateur sous-marin Jacques Cousteau, envoie le premier submersible piloté sur le site de l'épave.

La lumière d'un petit submersible éclaire la proue de l'épave de l'Edmund Fitzgerald, qui repose au fond du lac, brisée en deux.

Un submersible examine l'épave brisée de l'Edmund Fitzgerald.

Qu'est-il arrivé au Le Griffon?


En 1679, un des premiers voiliers à naviguer sur les Grands Lacs a disparu pour toujours dans les froids brouillards du lac Michigan.

Le navire français Le Griffon était une « barque » à un ou deux mâts avec plusieurs voiles carrées.

Lenavire Le Griffon n'a fait qu'un seul voyage dans sa courte vie, mais sa disparition demeure la plus ancienne. Il s'agit peut-être du plus grand mystère des épaves des Grands Lacs.

Le Griffon au large, toutes voiles dehors, avec nuages spectaculaires à l'horizon. Deux marchands de fourrures avec des paquets, dans un canoë, pagayent vers le navire.

Un canoë se dirige vers Le Griffon.


Le navire Le Griffon a été construit en 1679 par le célèbre explorateur Robert La Salle, sur les rivages de la rivière Niagara.

Il s'agissait peut-être du premier voilier de grande taille à naviguer sur les Grands Lacs. Les canots et les bateaux à fond plat étaient en général les principaux moyens de transport sur l'eau pendant bien des années.

Construction du deux-mâts Le Griffon entre deux quais en bois sur les rivages de la rivière Niagara. Une petite colonie se trouve en arrière-plan, avec des canots sur la rive et quelques petits bateaux sur l'eau.

Le Griffon en construction.


Lors du voyage inaugural, La Salle et ses hommes naviguent jusqu'à la baie Georgienne.

Ils voulaient partir en exploration et rapporter des fourrures.

À partir de la baie Georgienne, ils naviguent jusqu'à une colonie huronne sur l'île Mackinac, puis se dirigent vers Green Bay.

Des marchands de fourrures transportent des ballots de marchandises sur leur dos et empruntent la passerelle du Griffon. Leurs canots sont tout près, sur le rivage. Le navire est amarré à un quai en bois. Des ballots de fourrure et des barils sont empilés à proximité.

Des marchands de fourrures transportent leur cargaison
à bord du navire Le Griffon.


Après le chargement de nombreuses fourrures près de Green Bay, le navire Le Griffon part vers l'île Mackinac pour décharger sa cargaison.

La Salle est resté pour poursuivre l'exploration en canoë.

Le navire Le Griffon n'a plus jamais été revu.

Le Griffon, toutes voiles dehors, par beau temps. L'équipage est sur le pont. Les drapeaux sont hissés en tête de mât, ce qui indique que le navire navigue sous le vent.

Voyage de retour du navire Le Griffon.


Le sort ultime dunavire Le Griffon demeure inconnu.

Au fil des ans, bien des explorateurs ont tenté, sans succès, de localiser son lieu de repos.

Aujourd'hui, les explorateurs sous-marins continuent de chercher les vestiges de ce qui est considéré par beaucoup comme le premier véritable naufrage sur les Grands Lacs.

L'épave du Griffon repose à la verticale au fond du lac. Le gréement, les mâts et les cornes sont en désordre. Près de la coque, des débris jonchent le fond du lac.

Le navire Le Griffon repose à la verticale au fond du lac.

Disparition du Bannockburn


Construit en Écosse en 1893, le cargo SS Bannockburn était un navire à coque d'acier réputé pour sa robustesse.

Il avait déjà sombré, s'était déjà échoué, mais il était toujours revenu.

Le Bannockburn au large, dans une tempête, la nuit. La cabine est éclairée, de la fumée s'échappe de la cheminée et une vague géante frappe la proue. Au loin, on aperçoit un grand vapeur qui gîte.

Le Bannockburn navigue sur une grosse mer.


En novembre 1902, le Bannockburn naviguait vers l'aval avec un chargement de céréales de Fort William, maintenant connu sous le nom de Thunder Bay, à Kingston, en Ontario.

Il se dirigeait vers l'extrémité est du lac Supérieur lorsqu'une grande tempête a éclaté.

Le Bannockburn, amarré à un quai, accueille sa cargaison grâce à une grue suspendue au-dessus du navire. Trois barils à la verticale se trouvent au premier plan et deux débardeurs se tiennent près du navire.

Chargement de la cargaison sur le Bannockburn.


Le capitaine est expérimenté, mais les membres d'équipage sont jeunes.

Il a été vu pour la dernière fois par un vapeur, le Huronic, alors qu'il se dirigeait vers les écluses du Sault dans le brouillard.

Il n'a plus jamais été revu par la suite.

Deux officiers en uniforme se trouvent à l'intérieur de la timonerie du Huronic et regardent le Bannockburn au loin dans la nuit. L'un des officiers tient des jumelles.

Les membres d'équipage du Huronic aperçoivent le Bannockburn.


Quelques semaines plus tard, un gilet de sauvetage du Bannockburn s'est échoué près du poste de sauvetage de Grand Marais.

Il s'agit du seul débris du Bannockburn à avoir été retrouvé.

Un homme habillé chaudement tient des jumelles et s'approche d'un gilet de sauvetage échoué sur le rivage rocheux. À l'arrière-plan, un autre homme se tient sur le balcon d'une tour d'observation à côté d'un grand poste de sauvetage.

Un gilet de sauvetage du Bannockburn s'échoue sur le rivage.


Personne ne sait exactement où se trouve l'épave du Bannockburn, mais de nombreuses rumeurs font mention d'apparitions fantômes.

Des marins ont déclaré avoir vu un bateau fantôme qui fonçait sur eux à travers le brouillard. Et certains prétendent même qu'un squelette tenait la barre!

Le Bannockburn au fond du lac, incliné, recouvert de limon et entouré de débris; un petit canot de sauvetage se trouve près de la poupe.

Le Bannockburn repose à la verticale au fond du lac.