
À propos de cette activité
Le HMS St. Lawrence était le plus grand navire de bois ayant vogué sur les Grands Lacs.
Chaque objet sur le bureau raconte l'histoire de ce navire.
Examinez attentivement chaque objet, puis cliquez sur le téléphone pour entendre la présentation d'un archéologue subaquatique.
Écoutez Jonathan Moore, archéologue subaquatique, qui rassemble tous les indices pour raconter l’histoire du HMS St. Lawrence.
Narrateur: Jonathan Moore, archéologue subaquatique, Parcs Canada
Date: 2019. Emplacement: Kingston (Ontario)
[Vue d'ensemble de Jonathan assis derrière une table en bois sur laquelle reposent divers objets.]
Je m'appelle Jonathan Moore. Je suis archéologue subaquatique principal dans l'équipe d'archéologie subaquatique de Parcs Canada.
[Le plan est coupé. On enchaîne sur une vue des objets sur la table, par-dessus l'épaule de Jonathan. Ce dernier fait un geste vers une toile encadrée représentant un bateau].
Je viens de Kingston. J'étudie les épaves de la guerre de 1812, à Kingston, depuis environ trente ans.
[Le plan est coupé. Vue d'une photo représentant un plongeur autonome qui photographie la structure de bois d'une épave. Vue sur une peinture du HMS St. Lawrence. Lent zoom arrière.]
C'est assez incroyable! Les vestiges du plus grand navire de guerre en bois ayant vogué sur les Grands Lacs, le HMS St. Lawrence, reposent dans l'eau peu profonde, près de la rive de Kingston, en Ontario.
[Fondu sur la photo d'un plongeur qui tient une planchette à pince et qui flotte au-dessus de nombreuses poutres de bois. Fondu sur Jonathan assis à la table].
Ce navire a été construit en 1814. Il pouvait compter jusqu'à 112 canons sur trois ponts d'artillerie.
[Plan coupé. Vue d'une œuvre représentant le lancement du HMS St. Lawrence, puis vue de Jonathan qui tient cette œuvre encadrée.]
C'était un navire de guerre énorme!
[Plan coupé. Vue sur Jonathan à la table, depuis par-dessus son épaule. Il prend les plans d'un navire. Plan coupé. Vue de face de Jonathan qui tient le document pendant qu'il parle.]
Nous voyons ici le maître-charpentier du chantier naval, au début de 1815. Il s'agit de Thomas Strickland, l'ébéniste en chef.
[Plan coupé. Gros plan sur les plans du navire, qui traversent l'écran de droite à gauche. Plan coupé. Vue sur une section transversale du HMS St. Lawrence.]
Il s'apprête à établir les plans détaillés de tous les navires qui appartiennent à la Marine royale sur le lac Ontario.
[Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui tient les plans de la section transversale. Retour à la vue de face de Jonathan qui parle].
Après la guerre de 1812, il est resté inutilisé, plus ou moins abandonné dans la baie Navy, à moitié coulé, pendant environ 17-18 ans.
[Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui tient une peinture d'époque du port de Kingston. Retour à une vue d'ensemble de Jonathan à la table qui prend une coupure de journal].
Au début des années 1830, la décision de fermer le chantier naval a été prise.
[Plan coupé. Gros plan sur les mains de Jonathan tenant la coupure de journal. Puis plan rapproché du visage de Jonathan.]
Le commissaire du chantier naval, Robert Barry, devait entre autres se débarrasser d'une grande partie de l'équipement et nettoyer le chantier le plus possible.
[Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui tient la coupure de journal. Plan coupé. Vue de face de Jonathan qui parle.]
En novembre 1831, un avis publié dans le journal de Kingston annonçait une vente aux enchères des coques des plus gros navires qui se trouvaient toujours au chantier naval de la baie Navy, ainsi qu'une grande partie des magasins, des équipements et des gréements qui traînaient dans le chantier depuis de nombreuses années.
[Gros plan sur la coupure de journal et lent zoom avant.]
Le HMS St. Lawrence a été vendu 25 livres en 1832. En janvier 1833, il a été remorqué par le Rideau, le nouveau bateau à vapeur à aubes latérales de Robert Drummond, qui s'en est servi sur sa propriété comme quai de chargement pour le bois de corde.
[Fondu enchaîné sur une vue d'ensemble de Jonathan à la table. Gros plan sur le document, soit une carte de Kingston et du trajet du HMS St. Lawrence].
Ce qui est frustrant dans l'histoire du HMS St. Lawrence, c'est qu'après sa vente et son utilisation comme quai d'approvisionnement, les documents historiques perdent sa trace.
[Retour à la vue de face de Jonathan qui parle.]
À ma connaissance, il n'existe aucun dessin, croquis ou représentation du vaisseau lorsqu'il servait de quai.
[Plan coupé. Vue d'une série d'images sous-marines récentes de l'épave du HMS St. Lawrence.]
Au début des années 2000, une nouvelle technique d'enregistrement a vu le jour : la photogrammétrie.
[Vue sur des photos semblables avec des superpositions photogrammétriques en bleu.]
Grâce à cette technologie, nous pouvons prendre des centaines de photos qui sont ensuite assemblées par un logiciel pour créer une représentation tridimensionnelle des vestiges de la coque.
[Fondu sur une animation 3D réaliste des vestiges du HMS St. Lawrence. La caméra tourne autour du modèle; ensuite, une image en deux dimensions du plan du navire défile et vient se fixer dans le modèle].
Un autre élément merveilleux avec la photogrammétrie est qu'elle peut servir à juxtaposer l'archéologie, soit la représentation 3D, aux numérisations des plans des navires. D'une certaine façon, on peut donc comparer les données archéologiques aux données historiques.
[Plan coupé. Vue d'ensemble de Jonathan qui parle.]
La photogrammétrie a vraiment été importante dans le cas du HMS St. Lawrence puisqu'elle nous a permis de vraiment comprendre notre histoire collective, soit l'histoire de la guerre de 1812 et de la course au contrôle du lac Ontario pendant cette guerre.
[Fondu sur une peinture du HMS St. Lawrence qui navigue, lent panoramique vertical. Fondu enchaîné sur un plan par-dessus l'épaule de Jonathan qui montre des indices sur la table.]
Et de comprendre les efforts considérables qui ont été déployés sur une période d'environ trois ans et dont le point culminant a été la construction et le lancement du HMS St. Lawrence.
[Plan coupé. Vue d'ensemble de Jonathan qui parle.]
Cette épave représente un lien direct avec des événements très importants dans l'histoire de notre nation. Il est important de faire tout ce que nous pouvons pour préserver ces vestiges et les présenter au public.
[Fondu sur les objets sur la table, par-dessus l'épaule de Jonathan. Fondu au noir.]











